Le Service Economique Régional pour les pays d’Afrique Centrale

Le Service Economique Régional de Yaoundé (SER) suit le développement des relations économiques et financières avec le Tchad, ainsi que les investissements. Il couvre en direct quatre pays de la sous-région Afrique Centrale : le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine. Le SER assure également la coordination des travaux des services économiques de la circonscription (Libreville, Brazzaville et Kinshasa). Il effectue régulièrement des missions au Tchad pour y suivre l’actualité macro-économique et l’environnement des affaires, avec une attention particulière pour les filiales françaises.

Le Service Economique Régional de Yaoundé (SER) suit le développement des relations économiques et financières avec le Tchad, ainsi que les investissements. Il couvre en direct quatre pays de la sous-région Afrique Centrale : le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine. Le SER assure également la coordination des travaux des services économiques de la circonscription (Libreville, Brazzaville et Kinshasa). Il effectue régulièrement des missions au Tchad pour y suivre l’actualité macro-économique et l’environnement des affaires, avec une attention particulière pour les filiales françaises.

L’économie tchadienne

Le Tchad, dont le PIB représente 15% du PIB total de la CEMAC en 2015, reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Les deux-tiers des 13,6 millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. La population est essentiellement rurale (78%).

Le pays est depuis 2003 producteur de pétrole (20% du PIB en 2015, contre 25,2% en 2014 et 27% en 2013). La production, principalement assurée par le consortium ESSO (Exxon – Pétronas - État tchadien qui a racheté en 2014 les parts détenues par Chevron), a connu une phase de diminution (le bassin de Doba a produit 3,72 millions de tonnes à fin 2015, contre 3,99 millions de tonnes l’année précédente). Ce repli est dû au vieillissement des puits. La baisse importante des cours du pétrole brut (-69,8% entre août 2014 et janvier 2016) a conduit au ralentissement de l’activité d’exploration, très coûteuse. Les compagnies pétrolières se sont concentrées sur l’exploitation des champs existants.

L’élevage et l’agriculture vivrière (31,9% du PIB) ainsi que les services (32,3 %) sont les autres grands secteurs économiques. L’industrie manufacturière occupe une place marginale (2,6% du PIB) et repose essentiellement sur le sucre et le coton (on estime que plus de 2 millions de personnes vivent du coton directement ou indirectement). La production sucrière est menacée par les entrées massives de contrebande qui pénalisent l’unique usine de la filiale locale du groupe Vilgrain. Le secteur industriel offre néanmoins quelques perspectives de diversification avec la réalisation plus ou moins achevée de projets financés par l’Inde (filature, assemblage de tracteurs, tréfilerie, usine de jus de fruits,…) et avec l’impact déjà concret des deux unités de production livrées par la Chine (cimenterie de Baoré et raffinerie de Djarmaya). Le chantier d’une seconde cimenterie sur capitaux marocains est en cours. La téléphonie cellulaire avec Tigo/Millicom (Suède), Airtel/Bharti (Inde) et plus marginalement Sotel/Tawali poursuit sa progression.

Les relations commerciales bilatérales

Le Tchad est un partenaire commercial relativement marginal. En 2015, le solde commercial est excédentaire pour la France à 90,8 M EUR (contre 119,2 M EUR en 2014).

Après la chute observée en 2013 (-4,1%, 120 M EUR), les exportations françaises retrouvent une dynamique positive en 2014 (+4,0%, 124,8 M EUR), puis en 2015 (+4,8%, 130,8 M EUR). Elles sont principalement constituées de produits des industries agroalimentaires (+24,3%, 24,1 M EUR), de machines industrielles et agricoles (-35,7%, 18,3 M EUR), de produits pharmaceutiques (+101,6%, 17,8 M EUR), d’équipements électriques et ménagers (+23,3%, 13,8 M EUR) et de produits chimiques, parfums et cosmétiques (+38%, 12,8 M EUR).

Les importations françaises en 2015 se chiffrent à 40 M EUR (contre 5,5 M EUR en 2014). Elles ont été multipliées par 7 en 2015 par rapport à 2014 en raison de la reprise des achats de pétrole qui s’établissent à 27,7 M EUR. Après les achats de pétrole, viennent ensuite les achats de produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (130,4%, 12 M EUR). Les autres produits importés le sont en quantité marginale.

Les investissements

Le total des investissements directs français au Tchad en 2014 a été évalué par la Banque de France à 72 M EUR. La présence française est ancienne et diversifiée. On dénombre une vingtaine d’implantations françaises auxquelles il convient d’ajouter quelques entreprises locales appartenant à des nationaux français, essentiellement dans la restauration, les services et le BTP. Les sociétés françaises interviennent principalement dans l’agroalimentaire avec la Compagnie Sucrière du Tchad (groupe Vilgrain), aujourd’hui en difficulté du fait d’importations frauduleuses de sucre, et les Brasseries du Tchad (groupe Castel), le BTP avec SOGEA-SATOM (groupe Vinci) ; le commerce (CFAO/Laborex, bien que le groupe ait été racheté par le japonais Toyota Tsusho Corporation) ; la distribution des produits pétroliers (Total) ; l’exportation de gomme arabique (Colloïdes Natures International) ; la banque avec la SGBT, filiale de la Société Générale, 1ère banque au Tchad ; l’assurance avec Gras Savoye ; la logistique et le transport avec Geodis, SDV (groupe Bolloré) et le bureau d’Air France ; et les services d’hôtellerie (Novotel la Tchadienne et tout récemment l’Ibis la Tchadienne) et de restauration collective (CIS).

Dernière modification : 26/01/2017

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