L’Agence Française de Développement (AFD)

Le groupe AFD intervient au Tchad depuis l’indépendance du pays en 1960. Le suivi des projets est assuré à partir de l’agence de N’Djaména.

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1. Volume d’activité

De 2004 à 2014, les engagements de l’AFD en subvention se sont élevés à un peu plus de 124 M€. Sur les dix dernières années, les engagements et les décaissements se sont élevés en moyenne à environ 10 M€ par an.

2. Produits financiers

Le Tchad appartenant au groupe des pays les moins avancés (PMA) n’ayant pas encore bénéficié d’une remise de la dette multilatérale, l’AFD n’intervient en faveur de l’Etat que sous la forme de subventions.

L’AFD peut cependant accorder des prêts non souverains (c’est-à-dire sans garantie de l’Etat tchadien) à des entreprises solvables du secteur public marchand. Sa filiale dédiée au secteur privé, PROPARCO, peut participer au financement du secteur privé, soit directement pour des prêts supérieurs à 5 M€, soit en intermédiation par le biais de lignes de crédit aux banques. PROPARCO envisage une extension de son portefeuille au Tchad.

L’AFD peut également mobiliser le produit ARIZ (Assurance pour le risque de financement de l’investissement privé), dispositif de garantie destiné à faciliter l’accès des entreprises locales, particulièrement les PME, aux financements bancaires, et le Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (FISEA), dont l’objectif est de favoriser la croissance des entreprises et institutions financières en Afrique subsaharienne en leur offrant un accès à des capitaux propres et un appui dans la gestion de leurs investissements.

L’agence contribue au suivi des projets du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), avec un financement en cours d’exécution en appui à la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT). Elle soutient l’action d’une quinzaine d’ONG françaises et promeut l’implication des collectivités locales françaises au sein de certains projets que l’AFD finance au Tchad.

Enfin, des cadres tchadiens peuvent bénéficier des formations et de séminaires organisés par le Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires (CEFEB), l’université d’entreprise de l’AFD.

3. Projets et secteurs d’intervention.

Dans le passé, les secteurs traditionnels d’intervention de l’AFD au Tchad ont été la filière coton (100 M€ entre 1986 et 1997), les télécommunications (23 M€ sur la même période), la Société tchadienne d’eau et d’électricité (STEE, 36 M€ avant l’amorce de sa transformation, en 2010, en deux entités distinctes) et le sucre via la compagnie sucrière nationale, SONASUT, privatisée en 1999. En 2004, le financement de la construction de trois ponts sur l’axe N’Djaména-Abéché a été réalisé afin de faciliter les échanges économiques et l’acheminement de l’aide humanitaire vers les camps de réfugiés à l’Est du pays et au Darfour. Enfin, plus de 30 M€ ont été investis dans le secteur de l’assainissement et de l’aménagement urbain depuis 1993 et près de 70 M€ l’ont été dans le secteur de l’hydraulique pastorale et villageoise.

Année20042005200620072008200920102011201220132014est.2015
Engagements(M€) 12,9 12,5 4,5 18,0 11,0 11,0 2.3 5,4 11,2 17,8 17,5 11,0
Décaissements(M€) 13,4 10,0 10,4 10,8 8,7 12,1 11.5 10,8 9,1 8,3 4,5 7,0

Les objectifs des actions menées par l’AFD au Tchad visent en particulier :

  • L’émergence d’acteurs de développement non gouvernementaux (privés, associatifs, décentralisés, ONG). Non seulement ces acteurs non gouvernementaux sont porteurs de services aux populations et/ou d’emploi, mais ils sont également nécessaires à la mise en débat des politiques de développement et à l’amélioration de la gouvernance. L’AFD cherche donc à travers ses programmes à appuyer le développement des entreprises privées, à accompagner les nouvelles collectivités élues dans leurs missions, à faire émerger des ONG tchadiennes professionnelles et influentes et à appuyer l’émergence des organisations professionnelles ou citoyennes.
  • La promotion du dialogue sur les politiques publiques. A ce stade, l’enjeu est d’accompagner la mise en place de politiques crédibles et inclusives dans les grands secteurs sociaux et économiques. L’AFD apporte des appui-conseils dans les principales politiques de développement (éducation, santé, agriculture) selon les dynamiques observées.
  • L’action de prévention des conflits et des crises. L’AFD a depuis longtemps entrepris une action de prévention des conflits liés à l’utilisation de l’espace et d’atténuation des crises relevant de la rareté des ressources naturelles. Il convient de poursuivre cette action de fond en l’adaptant à l’évolution du peuplement du pays et à la situation du foncier.

Ces trois objectifs sont recherchés à travers la poursuite d’un engagement durable dans trois secteurs de concentration – hydraulique, développement rural et santé –, une action prochaine dans le secteur de l’éducation, et un appui multiforme au développement du secteur privé. Le partenariat avec la mairie de N’Djaména dans les différents domaines cités constitue un axe important du programme de l’AFD.

Les principaux concours actifs en 2014 sont les suivants :

  • Développement de la ville et la région de N’Djaména, au travers de la délivrance de services liés à l’eau, l’assainissement et la santé dans les quartiers pauvres de la ville, à hauteur de 20 M€ (dont 10 M€ dont la mise en œuvre est déléguée à l’AFD par l’Union Européenne). L’AFD finance également un projet de développement du maraîchage en périphérie de N’Djaména par l’aménagement du Bahr Linia.
  • Développement pastoral : L’AFD poursuit son appui à l’hydraulique pastorale par un concours de 11 M€ octroyé en 2009 comprenant des actions classiques de sécurisation des parcours de transhumances (puits, mares, balisage des pistes, etc…) ainsi que la construction d’un pont sur le Batha.
  • Santé : L’AFD concentre son intervention sur l’amélioration de l’offre de soins materno-infantiles et de santé de la reproduction, avec deux projets d’un montant total de 18 M€ (dont 8 déjà octroyés sur N’Djamena). Un nouveau concours d’un montant de 10M€ octroyé fin 2014 permettra de soutenir les efforts engagés par le ministère de la Santé publique dans ces domaines.
  • L’appui aux entreprises bénéficie d’un nouveau concours ciblé sur l’accompagnement, à N’Djamena, des promoteurs de projets de création de petites et très petites entreprises.

L’AFD suit également la mise en œuvre de projets plus modestes dans le secteur de l’éducation (renforcement des capacités du ministère de l’Education avec l’appui du CIEP de Sèvres) et de l’environnement (financement FFEM sur le lac Tchad).

Enfin, l’AFD cofinance depuis son siège les projets de plusieurs ONG françaises actives au Tchad, pour un montant total d’environ 9 M€.

Plusieurs concours se sont achevés en 2014, notamment dans le secteur de la santé (10 M€ sur la période 2008-2014). Le programme Acacia (750 k€ pour l’hydraulique villageoise sur 2010-2014) a également pris fin.

4. Perspectives d’intervention

Deux nouveaux concours de l’AFD sont en instruction pour un octroi fin 2014/début 2015. Ils visent d’une part la mise en place d’un programme d’appui au pastoralisme (développé en complément des appuis également prévus par l’Union Européenne et la Banque Mondiale dans ce secteur) et d’un nouveau projet dans le secteur de l’éducation, ciblant l’amélioration de la qualité des apprentissages scolaires dans quelques zones urbaines et péri-urbaines du Tchad.

6. Coordonnées

Agence Française de Développement (AFD) au Tchad
Route de Farcha – B.P. 478 – N’Djamena
Tél. : +235 22 52 70 71 / 22 52 73 35
Fax : + 235 22 52 78 31)]
Courriel : afdndjamena@afd.fr

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Dernière modification : 28/12/2016

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