Francophonie 2016 - Exposition Présence Africaine

Une exposition sur les éditions "Présence Africaine" a été inaugurée le 9 mars 2016 à l’IFT par M. Florent AYDALOT, Chargé d’Affaires a.i. de l’Ambassade de France au Tchad, en présence de Mme Madeleine ALINGUE, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.
"Présence Africaine" est une exposition produite par le Musée du quai Branly à Paris avec le soutien de la société Total.

L’exposition retrace l’itinéraire d’une lutte intellectuelle pour l’émergence des cultures des peuples africains et malgache à l’époque de la colonisation et dans les premiers temps des indépendances. Car il est clair qu’il n’y a pas d’indépendance des peuples sans indépendance de la pensée, hier comme aujourd’hui. Et que c’est un combat constant et sans relâche où que l’on soit sur la planète. La langue française dans la diversité des mondes francophones est un des territoires de cette lutte et de ces partages.

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Vue d’ensemble de l’exposition « Présence africaine » à l’Institut français du Tchad
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La Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Mme Madeleine Alingué, a honoré de sa présence l’inauguration de l’exposition « Présence africaine » à l’Institut français du Tchad
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La Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Mme Madeleine Alingué, parcourant l’exposition "Présence africaine" en compagnie de M. Florent Aydalot, Chargé d’Affaires a.i.

L’avenir se construit sur des représentations imaginaires qui s’imposent par une force autant pragmatique que poétique. C’est de poésie et d’imaginaires que les peuples se nourrissent, c’est dans la confrontation de ces univers, par une connaissance et reconnaissance mutuelles, que les peuples apprennent à vivre ensemble. Il n’y a pas de développement sans vision poétique du monde et l’artiste est bien au cœur de la société civile comme un acteur déterminant de l’émancipation des peuples et du développement. En 1947, Alioune Diop organisait la résistance des mondes noirs aux politiques coloniales par une émancipation de ses intellectuels, poètes et artistes.

Les éditions Présence africaine ont publié plusieurs textes tchadiens, citons ceux qui sont encore à leur catalogue :

  • Deux essais de Laoukissam Feckoua et Gali Ngothé Gatta ;
  • Adam Ahmat Beïn qui a publié Kariyo wa Kourtal ;
  • Un jeune français de parents tchadiens, vivant à Paris, Thomté Ryam, avec son roman Banlieue noire. Mais qui d’entre nous le savait ? Aussi, l’Institut français consacre une rencontre avec son oeuvre à la médiathèque à 16h00, mardi 15 mars.
  • Et bien sûr, celui que tous les Tchadiens connaissent et ont lu : Joseph Ibrahim Seid avec Au Tchad sous les étoiles. Seulement le superbe texte de Joseph Brahim Seid - dont Nimrod dit qu’il lui a donné le souffle de l’écriture - n’est plus disponible depuis des années.

Nous avons formulé un vœu lors de ce vernissage. Voir l’œuvre de Alioune Diop, l’œuvre de Présence africaine, devenir le moteur de nouvelles aventures éditoriales africaines. L’invitation de cette exposition, concomitante à l’organisation du festival N’Djam s’enflamme en slam , n’est pas un hasard. Didier Lalaye, alias Croquemort, qu’on retrouvera en concert le vendredi 18 mars, à l’IFT, se prépare avec les Jerryclans à la création d’une maison d’édition tchadienne sur le net. Dans la lignée d’Alioune Diop, nous leur souhaitons tous nos vœux de réussite.

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Dernière modification : 14/03/2016

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